Fabrication des bijoux

bijoux touareg
Les bijoux touaregs

L’établi

Dans son établi le bijoutier est assis par terre ou sur une natte avec autour de lui, placés à même le sol, toujours à portée de la main, les instruments et devant lui, l’enclume et le foyer.

C’est dans ce foyer qu’est déposé le creuset destiné à recueillir les pièces ou les fragments d’argent qui, une fois fondus, vont servir à obtenir le lingot destiné à la fabrication du bijou.

Pour tenir le creuset, l’artisan utilise des pinces aux extrémités recourbées. Le foyer est activé par un soufflet.

Les outils

Près du foyer se trouve un seau ou une cuvette remplie d’eau destinée à refroidir les pièces ou à les rincer après chaque opération. La lingotière sert à couler le métal fondu à sa sortie du creuset. Un moule fait aussi partie du matériel traditionnel.

La déformation de l’argent se fait par des moyens mécaniques qui nécessitent l’emploi d’une petite enclume. Le marteau permet de marteler le lingot et de l’aplatir.

Les pinces rondes sont indispensables à la fabrication des anneaux et font alors office de mandrin ; elles servent aussi à tenir les fils, à les tordre.

L’étau à serrer constitué de deux mâchoires que l’on rapproche à volonté à l’aide d’une vis permet de maintenir fortement l’objet que l’on travaille. Il est généralement fixé à l’établi.

Les techniques

Le bijoutier, devant son établi, part du métal brut pour arriver à l’état d’œuvre achevée au cours de nombreuses opérations qui sont dues à l’utilisation d’éléments simples et naturels : la flamme, l’eau, l’air, avec le concours d’un matériel bien adapté utilisé selon des gestes techniques précis.

La flamme dont l’action est activée par l’air ou neutralisée par l’eau a pour but de fondre, couler, souder la matière. Le choc dû aux différents types de percussion tend à modifier la forme du métal sans diminuer son poids, par martelage, laminage, gravure, emboutissage.

Techniques du feu

La fusion du métal est partout la première opération. L’argent placé dans le creuset fond à une température de 962 : cette opération initiale conduit le métal brut à l’état liquide.

Le coulage

Une fois en fusion, le métal pourra être coulé dans un moule ou une lingotière.

Le brasage

Le brasage consiste à réunir deux morceaux de métal à l’aide d’un autre métal plus fusible appelé brasure et que l’on fait fondre sur les deux bords à réunir qui sont simplement chauffés et non fondus.

La soudure

La soudure permet l’assemblage des différentes pièces d’un bijou. Ainsi sont fixés à la plaque initialement préparée par découpage ou au fil d’argent formant l’ossature du bijou, les fils, les cabochons, les petites boules d’argent, les sertissures.

Techniques du choc

Le martelage

Le lingot posé sur l’enclume, une fois refroidi est longuement battu à l’aide d’un marteau et progressivement aminci en lames d’épaisseur variable.

Le laminage

Le laminage permet d’obtenir des feuilles de plané d’épaisseur uniforme en faisant passer le métal dans un laminoir composé de cylindres d’acier tournant en sens inverse.

L’incision

Les bijoux sont ornés de décors exécutés à froid, à l’aide d’un poinçon qui laisse en creux dans le métal, sous le choc du marteau, les contours des motifs.

Techniques de décoration

Au cours des différentes opérations qui ont permis de transformer le métal brut en bijou, certains éléments du décor ont été mis en place grâce au jeu du burin et à la soudure.

La transmission des connaissances associées au travail de la forge repose autant sur l‘apprentissage de gestes, l’acquisition de savoirs techniques que sur la sollicitation de qualités mentales. Le savoir technique et technologique s’acquiert en même temps que se construisent la personne et la personnalité
de l’artisan forgeron bijoutier.

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